La traite atlantique et la mémoire de Gorée
XVe – XIXe s. · Gorée
Découverte en 1444, l'île de Gorée passe successivement sous contrôle hollandais en 1588, puis français en 1677. Elle devient un comptoir de la traite atlantique : environ cinq cents captifs y transitent chaque année entre 1726 et 1755, puis environ quinze mille au total entre 1761 et 1848. Les royaumes de la côte prirent part à ce commerce, échangeant des captifs contre des armes et des marchandises, un engrenage qui déchira durablement les sociétés de la région. La Maison des Esclaves et sa porte du non-retour en gardent la mémoire. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1978, Gorée est aujourd'hui un lieu essentiel pour comprendre cette histoire.
Sources
- Persée — Knight-Baylac, « La vie à Gorée de 1677 à 1789 » (Outre-Mers, 1970)
- Fondation pour la mémoire de l'esclavage — Maison des esclaves
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