Mamadou Lamine Dramé
Savant et chef de la résistance à l’est (vers 1835 – 1887)
Famille : Lieu de naissance : Goundiourou, près de Kayes (actuel Mali) ; Date de naissance : Entre 1835 et 1840 ; Père : Mamadou, marabout, cadi et maître coranique
Formation : Issu d’une famille de marabouts, il reçoit une solide formation coranique, en partie à Goundiourou, puis à Bakel, et parcourt le Gajaaga comme étudiant. Il rejoint l’armée d’El Hadj Oumar Tall, où il commande une unité de cavaliers soninké. Il passe ensuite une dizaine d’années à voyager, jusqu’à La Mecque et Constantinople.
Action : En 1885, il lance un soulèvement au nom de l’islam dans la vallée du haut fleuve Sénégal. Il fait partie de la coalition tidjane aux côtés de Saër Maty Bâ et d’Abdoul Bokar Kane face à l’expansion française. En février 1886, il crée un État soninké et domine le Boundou ; en juillet 1886, il prend Sénoudébou.
Épreuves : Le 4 avril 1886, son attaque du fort de Bakel échoue face à l’armée française et à ses alliés, dont le roi Moussa Molo. Il est blessé à la jambe lors de sa capture, en décembre 1887.
Héritage spirituel : Blessé au combat, il est rappelé à Dieu en décembre 1887 à Couting, près de Toubacouta. Son nom reste attaché à la mémoire de la résistance dans l’est du Sénégal.
Sources
- Persée — « Le marabout El Hadj Mamadou Lamine d’après les archives françaises » (Cahiers d’études africaines, 1969)
- A. Bathily, Mamadou Lamine Drame et la résistance dans le Haut-Sénégal (1885-1887)
- Persée — M. A. Gomez, Pragmatism in the Age of Jihad : the precolonial state of Bundu (compte rendu, 1994)
- Wikipédia — Mamadou Lamine Dramé